Propaganda

Historique d'Utah Beach

Utah Beach :
Utah Beach est l'appellation d'une des cinq plages du débarquement de Normandie le 6 juin 1944. Plage la plus à l'ouest des zones du débarquement allié et la seule située sur la côte nord-est du Cotentin, à l'ouest de l'estuaire de la Vire (les quatre autres se trouvent sur la côte du Calvados), Utah Beach s'étendait de Sainte-Marie-du-Mont jusqu’à Quinéville sur environ 5 km de long, avec une zone d'assaut principal à hauteur de Varreville.
Elle fut ajoutée aux plans initiaux du débarquement, du fait d'un plus grand nombre de chalands de débarquement finalement disponibles et permettait ainsi d'avoir une tête de pont plus proche du port de Cherbourg.
La 2e DB, commandée par le général Leclerc, y débarqua 30 juillet 1944.
Le débarquement à Utah Beach fut certainement le moins coûteux en vies humaines et celui avec les résultats, à la fin de la première journée, les plus proches des objectifs initiaux des alliés. La 4e division d'infanterie américaine n'y rencontra qu'une relativement faible résistance ennemie, en contraste avec Omaha Beach l'autre plage du secteur américain. Les fortifications allemandes y étaient moindres du fait d'une configuration des lieux jugée peu propice par les allemands pour un débarquement. En effet, la plage se trouve sur un cordon littoral adossé à des zones marécageuses. Le débarquement américain sur Utah sera donc précédé d'une opération aéroportée de nuit, elle coûteuse en vies humaines, sur Sainte-Mère-Église et Chef-du-Pont afin de contrôler les quelques routes au travers des marais permettant les sorties de plage.
Opérations :

C'est à 6 h 30 le 6 juin, après une intense préparation d'artillerie et un bombardement aérien efficace des principales positions allemandes, que la 4e division d'infanterie US est engagée. Deux escadrons de chars DD amphibies sont mis à l'eau à 3 kilomètres du rivage. Ils rejoignent la plage par leurs propres moyens grâce à deux hélices et une jupe de caoutchouc. Ils s'approchent en deux vagues d'assaut, 12 chars pour l'une, 16 pour l'autre, de la plage où ils commencent à tirer sur les positions des Allemands alors que ceux-ci peinent à réorganiser leur défense après le terrible et efficace bombardement allié qui vient juste de cesser (bombardement maritime et bombardement aérien).

En raison d’une erreur de navigation, les premières vagues d’assaut prirent pied à environ 2 kilomètres au sud de l'endroit prévu. Heureuse erreur pour les Alliés puisque les défenses allemandes étaient là nettement moins redoutables, et les soldats allemands des territoriaux assez âgées, et mal équipés. Pendant le début du débarquement de la division d'infanterie américaine, les tirs allemands sont nourris mais peu précis et peu à peu, les positions de mitrailleuses allemandes sont rapidement neutralisées. Il subsistera tout au long de la journée des tirs aléatoires mais meurtriers des canons et mortiers de la 709e division d'infanterie allemande située dans les terres mais que l'avancée des troupes à terre et les tirs guidés des navires alliés réduiront progressivement.

La plage est aux mains des Alliés assez rapidement. La marée, en se retirant, découvre les défenses des plages que les unités du génie commencèrent à éliminer moins d'une heure après le début du débarquement, afin d'ouvrir des passages aux chalands de débarquement de matériels et véhicules lourds. Deux heures après le débarquement, le mur antichar fut dynamité en plusieurs endroits et les chars purent commencer leur progression à l'intérieur des terres. La jonction des troupes débarquées et des parachutistes à l'intérieur des terres se fit en début d'après-midi du côté de Pouppeville.

Les pertes de la 4e division (tués, blessés et disparus) ne dépassèrent pas les 200 hommes pour la journée du 6 juin.

Seuls les canons de 210 mm de la batterie allemande MKB de Crisbecq, appelée aussi batterie de Saint-Marcouf, commandée par Walter Ohmsen (qui surveillait tout le secteur à partir de son poste de commandement et d'observation de Crisbecq) furent en mesure de gêner sporadiquement les opérations de débarquement sur les journées des 6 et 7 juin, ainsi que les batteries de 170 mm de la Pernelle, situées à 25 km plus au nord, qui gêneront, pendant près de deux semaines, les opérations de débarquement des Alliés.

Raison du succès :

Comparativement à Omaha Beach, la sanglante, Utah Beach fut un succès, et ce dû à plusieurs facteurs :

  • moins de fortifications allemandes comparé à d'autres plages. La défense est largement fondée sur l'isolement du cordon littoral de l'intérieur du pays par les zones inondées ;
  • un bombardement avant l'assaut efficace : beaucoup des grands blockhaus identifiés, comme la batterie côtière près de Saint-Martin-de-Varreville, furent détruits par les B-26 Marauder, bombardiers moyens de la 9e US Air Force, volant à moins de 5 000 pieds (1 600 m) et fournissant aussi un appui aérien rapproché aux forces d'assaut ;
  • les tanks DD : 28 des 32 tanks amphibies ont atteint le rivage car ils ont été mis à l'eau deux fois plus près de la plage qu'à Omaha, et n'ont donc pas coulé dans la Manche. Ils purent aussi se diriger dans le courant de manière plus efficace pour éviter la houle ;
  • l'erreur sur la zone de débarquement avec un débarquement vers une zone plus au sud que prévu se révélant une des zones de sortie de plage la moins fortifiée ;
  • les troupes parachutistes : la différence la plus significative fut les 13 000 hommes de la 101e et de la 82e division aéroportée qui combattaient déjà dans l'intérieur des terres lors du début du débarquement. Cinq heures avant la première vague d'assaut, les troupes parachutées ou arrivées par planeurs combattaient au-delà des plages, éliminant l'ennemi des positions le long des sorties de plages et créant la confusion parmi les Allemands, prévenant ainsi toute contre-attaque organisée de la part de l'ennemi vers les zones de débarquement.

Mais ce succès doit être relativisé par les lourdes pertes subies par les troupes aéroportées. La 101e perdit 40 % de ses effectifs le jour J, du fait d'une dispersion au largage (plusieurs tombèrent dans les marais) et de durs combats au sol.

Logistique :

Dans les 12 premières heures, ce sont 23 250 hommes, 1 700 véhicules de combats et 1 695 tonnes d'approvisionnement qui seront débarqués sur cette plage.

Par la suite, une véritable logistique d'approvisionnement va être mise en place à Utah Beach par la brigade spéciale de génie américain, forte de 19 500 hommes, brigade qui sera portée dans les semaines qui suivent à près de 70 000 hommes. Cette unité, commandée par le major général Eugene Meode Caffey, permettra de juin à novembre 1944 le débarquement sur la plage et l'acheminement jusqu'au front de 836 000 hommes, 220 000 véhicules de la jeep à la locomotive, 775 000 tonnes d'approvisionnements. En effet, privé rapidement de leur port artificiel de Saint-Laurent-sur-Mer (appelé Mulberry) détruit par la tempête du 19 juin, les Américains durent imaginer des solutions de rechange, la plage sera donc utilisée par des chalands mais aussi par des échouages volontaires de bateaux de plus fort tonnage, repris ensuite par la marée montante. Le quartier général de cette unité du génie sera durant les premières semaines établi dans le premier blockhaus pris aux Allemands à Utah Beach. Sur celui-ci s'élève aujourd'hui le monument à la mémoires des hommes de la 1re brigade de génie.

(Source Wikipedia)

Mon diorama

Mon diorama, représentera un groupe de GI a bord d'une Jeep Willys filmé par un caméraman devant un bunker détruit de la plage d'Utha quelques jours après le D-Day pour la propagande Américaine.

Les Maquettes

La Jeep Willys 1/4 ton 4x4 truck 1/35 Tamiya (référence 35219) de 1997

La revue de kit par Didier c'est juste en dessous

https://www.youtube.com/watch?v=a1GsLJUHByM

Un Bunker Verlinden Production 1/35 "Shock & Awe" D-Day  (référence 2388)

Désolé mais là notre cher Ami Didier n'a pas encore fait de revue et je n'ai rien trouvé sur la "toile"

Montage de la Jeep Willys

Historique de la Jeep Willys MB :

En 1940, l’armée américaine décide de se doter d’un véhicule léger de reconnaissance. Elle fait appel à l’entreprise American Bantam Car Company située en Pennsylvanie (USA). Les industries Willys et Ford participent également à la fabrication de prototypes, chacun de leur côté.

Le modèle retenu en octobre 1941 par l’armée américaine est celui produit par l’entreprise Willys et dénommé MB. Mais une fois les Etats-Unis entrés en guerre après l’épisode de Pearl Harbor en décembre 1941, l’Armée souhaite être alimentée en véhicules de reconnaissance par au moins deux fournisseurs différents : elle choisit Ford, qui produit le même véhicule fabriqué par Willys mais dénommé cette-fois ci par GPW.

Très rapidement, ce petit véhicule de reconnaissance est surnommé “Jeep”. L’origine de ce surnom proviendrait de la contraction orale des lettres GP (pour “General Purpose” : Rôle Multiple) qui devient “Jeep”.

Rapide et pratique, ce véhicule devient effectivement la “voiture à tout faire” de l’armée américaine. Ainsi peut-on voir des Jeep ambulances, transports de troupes, de commandement, etc…

Fiche technique de la Jeep Willys MB :

Pays constructeur/utilisateur : Etats-Unis d’Amérique
Dénomination : Jeep Willys MB
Production totale : 650 000 unités (pendant la Seconde Guerre mondiale)

Longueur : 3,36 m
Largeur : 1,58 m
Hauteur : 1,77 m
Masse : 1400 kg
Vitesse maximale : 105 km/h
Autonomie : 380 km

Armement (optionnel): une mitrailleuse Browning de 12,7 mm ou 7,62 mm

Moteur : Willys Overland MB essence à 4 cylindres de 60 chevaux à 3820 tr/min

Le montage :

La maquette Tamiya, est une très bonne base, mais pour les pinailleurs et les "puristes et/ou fans" de la Willys, il manque un certain nombre de choses.

Je ferais un montage "sorti de boite" car même comme ça elle fidèle à la Willys  1/1.

Il y a un sur l'ensemble des pièces un petit travail de ponçage et masticage pour faire disparaître les pastilles d'injection et ligne de moulage. Pour le reste, c'est du Tamiya, donc pas de problème d'ajustements.

L'assemblage, débute par la partie mécanique et transmission. La seule petite amélioration que j'ai apportée pour accroitre le réalisme, c'est le perçage de la sortie de l'échappement.

Fabrication housse de pare brise :

Pour personnaliser un peu la Willis, et ayant vu cette option sur plusieurs kits "Aftermarket" j'avais très envie d'avoir une housse de pare brise. Mais et ce n'est pas une question de radinisme, j'avais pas envie de passer par la case achat.

Je me suis donc entrepris à la confectionner moi même.

J'ai donc sorti mon "Putty" bi composants Tamiya, et en avant. j'aurais pu effectuer cette housse avec la colle blanche diluée à l'eau et du mouchoir en papier, mais n'ayant jamais essayé la technique avec le Putty, c'était l'occasion de passer à l'action.

Vu qu'il me restait du putty et que je n'aime pas le gâchis, j'ai confectionné une petite bâche ou housse que j'ai posée derrière le siège passager et sur les arceaux de la capote.

 

Petite astuce pour travailler le putty Tamiya :

Afin qu'une fois le Putty mélanger, pour le rouler, l'aplatir à la façon d'une pâte à tarte, faite tout ça sur un morceau de papier cuisson sulfurisé et soupoudrez légèrement de farine.

C'est exactement le même principe que pour travailler une pâte à tarte que Floppy s'est si bien préparer pour ses tartes aux pommes.

Peinture de la Willys

Pour la mise en peinture de la Willys, je vais utiliser le set AK 3G spécial US Olive Drab. Ce set est composé de 4 couleurs d'olive drab.Ca va du super foncé (presque noir) au ton super clair (quasiment du vert cockpit US).

- 1 : J'ai commencé par une mise en apprêt blanc Mr Hobby (grain 1000).

- 2 : Puis pour mon pré ombrage j'ai passé un léger voile noir plus ou moins appuyé a certains endroits.

Les phases de peinture sont les suivantes : 

- 1 : Première couche, j'ai utilisé la teinte la plus sombre du set (c'est ce qui préconisé) le Olive Drab Shadow (AK 11339) cette teinte est idéal pour le dessous de la caisse.

- 2 : Deuxième couche, j'ai utilisé la teinte de base et qui porte ce nom d'ailleurs le Olive Drab (AK 11334).

- 3 : Troisième couche, qui est ma première éclaircie, j'ai utilisé la teinte précédente, que j'ai éclaircie avec le Brownish Green (AK 11151). Cette teinte, je l'ai seulement appliquée sur les parties planes et sur le centre des éléments et sur les arrêtes.

- 4 : Quatrième couche, qui est la deuxième éclaircie, j'ai accentué la teinte précédente avec le vert le plus clair du set, c'est le APC Interior light green (AK 11345).

Suivre Christophe Desforges:
Christophe j'habite dans l'Yonne (89) proche Auxerre. J'ai 47 ans et je pratique la maquette depuis l'âge de 10ans. Mon univers maquettes est très large, puisque je fais aussi bien du militaire (blindés, avions, etc... que du civile, essentiellement voitures et motos de courses.
Derniers billets de
3 5 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest

4 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Martial HELLO
Invité
Martial HELLO
25 janvier 2024 7h37

Un article à suivre avec attention ! ! !

Serge Joly
Auteur D2MM
12 janvier 2024 20h00

Sujet intéressant, et de plus avec un petit bunker « Verlinden »..

Propeller63
Auteur D2MM
7 janvier 2024 23h58

Salut Christophe Chouette dio à venir…Bon montage !

Cocagne
Auteur D2MM
7 janvier 2024 20h34

Bonsoir Christophe,
Le décor est planté, merci pour ce récit détaillé des opérations du débarquement sur Utah Beach (attention le « h » est mal placé dans le titre de ton article). Le sujet est intéressant car bien souvent mis à l’écart au profit de Omaha Beach qui est bien plus populaire dans l’imaginaire collectif.